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Ataraxie / Imindain - Bethlehems Bastarde PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par Clément Marot   

Ataraxie / Imindain - Bethlehems Bastarde

  • Groupe : Ataraxie / Imindain
  • Album : Bethlehems Bastarde
  • Genre : Tribute to Bethlehem
  • Pays : France /Angleterre
  • Label : Weird Truth Productions
  • Année : 2009
  • Note : 15/20


Commandée par Goebbels, j’accepte cette chronique, ne connaissant qu’Ataraxie, avec leurs deux albums qui ne m’ont pas déplus, à la limite de ce que je supporte dans le registre Funeral Doom. Imindain m’étaient à ce jour inconnus.

Dès les premières minutes, je suis très agréablement surpris car le style pratiqué ici par Ataraxie me plait bien plus. Puis, on se dit qu’il est impossible que le groupe ait décidé de s’orienter dans cette voie. On en déduit donc que ce split est un tribute à Bethlehem, groupe Allemand quasi-mythique ayant influencé Silencer et autres suiveurs du Black Metal dépressif. Une petite recherche sur internet nous le confirme. Chacun des deux groupes a choisi de reprendre un morceau de l’album culte Dictus te Necare : Aphel - Die Schwarze SchlangeAtaraxie, et Tagebuch einer Totgeburt pour Imindain. À côté de ça, les deux formations, reconnaissant l’influence de Bethlehem dans leur musique, ont décidé de composer des morceaux dans le style Bethlehem. Ataraxie nous propose donc ce Der Bärtige Masochist, et Imindain, eux, nous pondent deux morceaux : Strangle Me, qui ouvre sa partie, et Selbstmord, qui précède la reprise.

 

Aphel - Die Schwarze Schlange. Version Bethlehem : 6 minutes et 39 secondes. Version Ataraxie : 9 minutes 08 secondes. L’effet Funeral Doom ! La partie calme du morceau est exploitée avec le talent de ces habitués de la lenteur pesante. À part ce détail, l’interprétation d’Ataraxie est une copie conforme du morceau original. La voix est peut-être un peu plus grave, et le ton un peu moins… martial ? Un peu moins… enfin, il manque un peu cette spirale typique de la langue Germanique, mais qu’importe.

 

Le deuxième morceau d’Ataraxie, composé par eux-mêmes donc, déboule comme une tornade. C’est une surprise, car on aurait pu s’attendre à une interprétation qui conserverait l’identité du groupe de funeral doom. Au bout d’une minute et 20 secondes, nous en voilà rassuré. Cela dit, l’entrée en matière bien violente et démente me plait beaucoup, elle vous prend aux tripes. La suite combine donc les deux styles pour un morceau de 14 minutes qui traîne un peu en longueur. Une alternance entre Funeral Doom glacial et moments d’émotions angoissantes.

 

Avant d’écrire cette chronique, je voulais me faire une idée de la musique pratiquée habituellement par Imindain. J’ai donc écouté l’album And The Living Shall Envy The Dead. De cette écoute unique, il m’a semblé que si un des deux groupes faisait plus ressentir une influence Bethlehem en temps normal, c’était bien Imindain. Le registre adopté navigue entre le Funeral Doom et un Death/Doom plus rythmé, mais là n’est pas le sujet, car nous parlons d’un hommage à Bethlehem, et donc le groupe s’est aussi adapté à ce style.

 

Pourtant ici, l’interprétation personnelle prend plus de place. Le groupe bourrine d’entrée de jeu avec un Doom Death ravageur à la Cianide / Winter, mais avec une voix qui pousse bien plus dans les aigus. À l’excès, comme la plupart des groupes de DSBM (depressive suicidal black metal, je préfère préciser pour les profanes) en fait, sans se limiter à Bethlehem.


J’adore le doom death comme ça, en général j’aime les travaux dans le DSBM de bonne qualité, surtout s’il est inspiré de Bethlehem ou Silencer, mais il faut avouer que le contraste entre les deux styles ici mélangés pour l’occasion peut surprendre. Ou alors il ne faut pas rester fixé ni sur un tribute à Bethlehem, ni sur le style habituel de Imindain, et juste apprécier cette création.


La reprise, Tagebuch Einer Totgeburt, est du coup le morceau le plus proche du style Bethlehem. Par contre, certains passages n’utilisent pas l’angoissante voix arrachée typique du style de Bethlehem, et là encore, question de contraste, ça passe moins, car le groupe utilise un registre bien rocailleux plus proche du Death Metal.


Une collaboration de 40 minutes intéressante, car ces deux groupes ne jouent pas dans ce style habituellement, mais prouvent à cette occasion leur polyvalence, tout en mettant en valeur l’influence des dieux allemands sur leur musique. De plus, ce type de split change des compilations tributes de reprises.




Ataraxie MySpace : www.myspace.com/ataraxie

Imindain MySpace : www.myspace.com/imindain

 


 

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