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Accueil Live-Report NM Fest III (23/01/10)
NM Fest III (23/01/10) PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par Clément Marot   

Grand jour que ce 23 janvier, mes amis de Meifumado partagent l’affiche avec Gorod, sans doute le plus grand groupe de death metal technique Français. Mais pour cela, il m’a fallu parcourir plus de 100 km pour me rendre à Bressuire, dans le département des Deux-Sèvres…

 

 

Arrivé une heure et demi en avance, je vais saluer mes potes et m’embarque dans un apéro sauvage au pastis derrière une voiture de sombres inconnus qui me sont devenus très sympathiques. Nous arrivons donc en retard pour le premier concert, un de ceux que j’aurais voulu voir puisqu’il s’agissait d’un groupe Nantais : War Inside. Mais qui aurait pu prévoir que pour une fois un concert allait commencer à l’heure !?

 

 

Avec seulement un concert à son actif, ce jeune quintette maîtrise la scène et ses instruments pour nous distiller un black death metal mélodique furieux. Le public, trop peu nombreux, est encore à froid et peine à remuer. Un show sympathique qui se conclue par une reprise assez étonnante de Amon Amarth, Death in Fire si je ne m’abuse. La voix ne vaut pas Johan Hegg, on sent l’influence black metal du groupe.

 

Deuxième groupe à monter sur scène : Klootzak. Je ne connaissais pas ce groupe avant mais suis allé me renseigner sur myspace. Il s’agit d’un quintette de heavy metal, et je ne suis vraiment pas fan de heavy metal. Cela dit, le groupe revendique aussi des influences thrash. Plus qu’à voir s’ils arrivent à nous le prouver sur scène…

 

 

Il faut avouer une chose, un live énergique comme ça, ça passe vraiment bien, fan de heavy ou non, ça met vraiment une bonne ambiance. Les influences thrash se ressentent bien dans la musique, je suis conquis. Le chant reste par contre très proche de groupes comme Iron Maiden, et le chanteur est très expressif sur scène. Il y a d’ailleurs un sacré contraste chez ce sacré gaillard mesurant plus d’un mètre quatre-vingt au look assez « evil » (cheveux longs, barbe), on le verrait plus dans un groupe de death metal, ou limite de black ou de thrash, mais ici le voir avec la banane, avec un jeu de scène excentrique, monter sa voix dans des aigus que je ne saurais atteindre… ça fait bizarre ! En tout cas il a une très bonne prestation scénique. La voix se fait plus malsaine, tout comme la musique sur un morceau abordant un thème du Mordor.

 

Au final, un des groupes dont j’attendais le moins, mais qui aura été une des meilleures surprises de la soirée !

 

C’est l’heure, mes quatre potes de Meifumado montent sur scène ! Gaël, le chanteur a troqué sa traditionnelle veste à patch contre une chemise et une veste de costume noires accompagnées d’une écharpe violette. Est-ce du au fait qu’il a remplacé sa fiole de Jack Daniel’s par une bouteille de jus de tomate, je ne peux pas l’affirmer, en tout cas Moïse, le batteur, reste fidèle à sa veste en peau de mouton… Sur scène sont disposées des sculptures bizarres (totem, poupée cybernétique) créées par mon amical compagnon de beuverie du début de soirée. L’ambiance morbide s’achève quand Gaël révèle Aaron, son pied de micro cadavérique. Le groupe se fait plus sombre qu’habituellement, moins communicatif.

 

 

Le set déboule avec un de leurs morceaux les plus énergiques : When the Dead Walk. Puis, le tempo ralenti, et c’est toujours autant un plaisir de subir ces vibrations doom. Entre doom traditionnel et doom stoner, le public n’est peut-être pas assez réceptif à ce genre trop peu connu. Mathieu, le bassiste, détend l’atmosphère en déclarant au micro :  « Bon bin nous on s’appelle Metallica… »

 

 

Contrairement à leur dernier show (aux dix ans de Strike Down), le groupe décide de jouer Doom over the World, reprise de Reverend Bizarre. Avant ça, Mathieu retourne au micro pour rappeler qu’ils s’appellent toujours Metallica. Ca commence mal, les musiciens ne sont pas d’accord, et doivent recommencer. Puis, encore quelques cafouillage, mais cela a du passer inaperçu car je pense avoir été le seul à beugler le refrain en même temps que Gaël, et donc le seul à connaître…

 

Mes compagnons d’apéro étant partis casser la coûte avant la fin du concert, je vais les rejoindre pour prendre une bière dans ma voiture et griller une clope. On s’attarde, on retrouve les mecs de Meifumado devant la salle, on discute, puis un mec d’origine Portugaise me tombe dessus en disant que le groupe qui joue en ce moment (Style Trip) c’est de la merde et qu’il préfère fumer. Mais il n’a pas de feuille, et son niveau d’alcoolémie ne lui permet pas de rouler. Je me retrouve donc à effriter et à faire tourner l’objet avec un pote des Meifumado qui lui aussi a suivi le groupe. Une fois l’homme soul parti pour aller emmerder son frère, nous décidâmes d’aller nous faire nous-même une idée des Marseillais.

 

 

Style Trip, ce quartette de heavy metal du sud de la France est un des deux groupes dont j’attendais le moins, mais je n’aurais pas assez eu de temps pour les juger : le groupe fini son avant-dernier morceau quand j’entre dans la salle, et leur dernier morceau est une reprise de Helloween : I Want Out.

 

La salle se remplit un peu pour la tête d’affiche de ce concert : Gorod, groupe de death metal technique qui jouit d’une meilleure réputation à l’étranger qu’en France, notamment aux Etats-Unis où ils ont déjà fait une tournée (et une deuxième est prévue pour bientôt d’après ce que m’a dit le chanteur). Je le répète, je ne suis vraiment pas fan de death metal technique, préférant un son plus primitif, mais qu’importe, j’ai payé ma place comme tout le monde, et il y a bien longtemps que je n’ai pas assisté à un concert extrême, donc je n’hésite pas une seconde et reste proche de la scène.

 

 

Gorod compte également 5 membres dans ses rangs. Le batteur s’échauffe, c’est assez impressionnant, bassiste et guitaristes testent leur son, puis le chanteur, torse nu et en short pour exhiber ses tatouages, arrive coiffé d’une casquette, une bouteille de rhum blanc à la main. Le set commence bien brutal, puis alterne parties techniques et parties brutales. Or vous vous en doutez, les parties techniques m’emmerdent fermement. Cela ne m’empêche pas de me joindre aux pogos, une fois retirée ma veste cloutée pour éviter de crever des yeux. C’est alors que le chanteur annonce un morceau instrumental, l’occasion pour lui de descendre nous rejoindre foutre le bordel. Il nous l’a dit après le concert en fumant sa clope, il était crevé, vu l’heure tardive du concert (après 1h du matin je pense), du coup, il n’a pas provoqué de pogo tout le long de ce morceau instrumental, mais est tout de même resté parmi le public pour le chauffer, et je me suis mis à headbanguer à ses pieds.

 

 

Le set terminé, je repars chez moi vidé pour arriver aux alentours de 4h du matin après avoir ramené Herr Caudoux (chanteur de Meifumado) chez lui…

 


 

Nos remerciements à THOT Photography pour les photos

(Pour plus de photos : http://www.thot-photography.com/nmfest3012010.html )


 

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