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Écrit par Goebbels   
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Fatum Elisum

Fatum Elisum , ce nom est depuis longtemps sur toutes les lèvres de tous les fans du Death/Doom. Indéfectible protecteur d'une certaine idée de la musique « spirituelle » et « métaphysique », malgré une situation pas toujours facile dans notre hexagone. Asgeiir a gentiment accepté de répondre à nos questions avec toute la fraîcheur et la sincérité qui caractérisent le combo !

 


Goebbels : Bonjour ! De quel antre sans lumière provient Fatum Elisum? Je vous laisse le soin de nous raconter votre histoire jusqu’à la sortie de votre album éponyme.

Asgeirr (basse) : Fatum Elisum est né il y a trois ans, en mars deux mille sept. Nous sommes tous originaires de Rouen. Le groupe, à l’origine était formé par Céline (claviers), Sator (batterie), Christophe (guitare), Hugo (guitare) et de moi-même. Après quelques semaines de répétitions, nous avons décidé de ne plus adjoindre de clavier à notre musique. Ende nous a ensuite rejoints en juillet deux mille sept. Nous avons ensuite continué de composer et de répéter avant de donner notre premier concert en novembre de la même année en compagnie d’Ataraxie et d’Indesinence. S’ensuivirent plusieurs mois de répétitions, émaillés de quelques concerts, dont un en première partie d’Esoteric. En juin et juillet deux mille huit, nous avons enregistré notre premier disque, sous la houlette bienveillante de Julien Bous de Postghost Recordings, ce dernier mixa notre album et s’occupa du mastering. En octobre deux mille huit, nous nous sommes séparés de notre batteur Sator, - ce dernier a depuis rejoint les rangs d’Anfall Norr -, qui fut remplacé par mon frère Christophe. Nous avons sorti dans un premier temps notre enregistrement sous forme de démo autoproduite et avons profité pour démarcher également les labels, ce qui fut assez long. Nous avons par la suite participé au Rothomagus Doomicus Metallicus Fest en avril deux mille neuf à Rouen en compagnie d’Ataraxie, Mournful Congregation, Longing For Dawn et Mourning Beloveth. Le même mois, Stu d’Aesthetic Death fut très enthousiaste quant à notre musique et décida de sortir notre premier album en septembre deux mille neuf.


J’ai fait quelques recherches sur l’origine du nom Fatum Elisum et la traduction Latin-Français m’a donné "Destin Ruiné" (si ce n’est pas précis, veuillez m’objectiver s’il vous plait). Est-ce alors une manière de souligner vos orientations musicales, un choix personnel qui dépasse toute considération artistique ou autre chose ?

Tu as trouvé la bonne traduction, Fatum Elisum signifie bien « destin ruiné ». J’ai apporté le nom du groupe aux autres membres à une période où j’avais l’impression d’échouer tout ce que j’entreprenais. Mais c’est aussi parce que le concept de Fatum développé par Victor Hugo m’intéressait, notamment dans ce côté fataliste de la destinée que tu retrouves dans Les Misérables, Notre Dame de Paris et La Fin de Satan. Il est évident qu’un tel nom collait bien aux atmosphères développées par notre musique.


Dès le départ vous aviez une conception bien particulière de votre œuvre et vous avez juste cherché à la soigner sans pour autant l’orner avec des stéréotypes.

Pouvez-vous nous en dire plus sur cette vision du Death/Doom et comment apparaît-elle sur votre travail?

Avant toute chose, dès le départ, nos voulions faire du doom death metal en s’inspirant de groupes que nous apprécions tous tels que Paradise Lost, My Dying Bride, Anathema, Evoken, Mourning Beloveth ou bien encore de Celtic Frost, Bethlehem, Deinonychus et Shining. Bref, le but était de nous faire plaisir en pratiquant une musique qui nous plaisait, mais une musique qui serait à la fois lourde, lente, mélancolique, tantôt malsaine, tantôt solennelle. Finalement, notre musique est le reflet de nos émotions et de nos expériences, et chacune de nos compostions doivent dégager quelque chose dans ce sens. Il est évident que l’arrêt de notre collaboration avec notre claviste et l’arrivée de Ende au chant ont été déterminants par rapport à l’établissement de notre style. Je pense que par la suite nous avons eu une sorte de déclic lorsque nous avions composé et travaillé le titre Dancer of Spirals et que depuis nous tenons une certaine ligne directrice, sans toutefois s’imposer de grosses contraintes et sans non plus répéter les mêmes schémas de composition.



Je trouve la pochette franchement réussie et sied exactement avec l’atmosphère de l’album, ce qui n’était malheureusement pas le cas avec celle de la démo. Pouvez-vous nous en dire plus et que symbolise-t-elle ?

La pochette est un tableau réalisé par Ende, ce dernier étant étudiant à l’école des Beaux Arts de Rouen. Elle est constituée d’une peinture et d’un masque. Elle symbolise, à mon humble avis, l’immersion d’un individu dans le néant. Elle a ce côté sombre et en même temps monolithique qui cadre bien avec l’atmosphère de l’album.


Votre premier album est une reproduction de la première démo. Pourquoi avez-vous conservé la même structure ? Tout le monde est déjà d’accord sur le fait qu’elle dispose d’un "professionnalisme" indiscutable. Est-ce pour toucher un public plus large en mettant les titres sous forme d’L.P, pour acquérir plus d’attention ou autre ?

Nous avions gardé la même structure, car, à la base, lorsque nous avions décidé d’enregistrer cette démo, nous nous étions dits que si nous voulions démarcher des labels, autant lui donner la durée d’un album et de mettre tout en œuvre pour que sa qualité s’en rapproche, notamment au niveau de la production. Et à ce titre, nous ne pouvons que remercier l’énorme travail réalisé par Julien Bous de Postghost Recordings. Par la suite, lorsque Stu a décidé de sortir ce disque, nous avions convenu de le sortir tel quel, en changeant bien évidemment l’artwork. Le fait d’être signé chez Aesthetic Death nous permet bien évidemment de toucher un public plus large, l’album étant distribué un peu partout dans le monde.


Avant la sortie de l’album, vous avez dit que certaines compositions ont atteint un stade bien avancé. Pourquoi le CD ne comprend-il aucune nouvelle chanson? D’ailleurs, un ami suppose qu’elles sont tellement différentes qu’elles n’ont pas une place ici… (Veuillez pardonner ma curiosité abusive…)

L’album a été enregistré en juin et juillet deux mille huit, il est sorti chez Aesthetic Death en septembre deux mille neuf. Tu penses bien qu’entre ce laps de temps, nous avons travaillé sur de nouveaux titres. Mais ces derniers n’étaient pas encore finalisés et, qui plus est, nous avons préféré gardé l’enregistrement tel quel, car au final ces quatre compositions représentent une période donnée de l’histoire de Fatum Elisum, sa première année d’existence. C’est surtout pour cette raison que nous n’avons pas ajouté de nouveau titre. Cela n’empêche pas que nous aurions bien aimé modifier quelques détails sur l’album, et certains pas des moindres, mais faute d’un budget conséquent nous n’avons pas pu le faire. De toute manière nous n’aurions pas eu suffisamment de temps. Je te rassure nous n’avons pas change dé style dans nos nouvelles compositions, je n’en dirai pas plus pour le moment, il te faudra patienter.


Comment se déroule le processus de création au sein de Fatum Elisum ? Chacun amène ses idées et vous voyez si elles s'accordent ou bien vous donnez les maîtres mots à un membre particulier?

En règle générale, les fondations d’une composition sont surtout du fait d’Hugo et de moi, ce qui n’empêche nullement aux autres membres de proposer des idées. Hugo s’occupe ensuite des arrangements de guitare. Puis nous faisons tourner le plus possible les titres en répétitions et les amendons si tel ou tel passage ne nous plait pas. Ce qui fait que parfois, un titre peut mettre plusieurs mois avant d’arriver à sa version finale, voire même être totalement chamboulé durant ce processus.


Fatum Elisum


Si certaines formations de Doom préfèrent composer au sein d’une ambiance plutôt "morne", devant un paysage particulier ou la tête ailleurs (je pense à Esoteric), quelle voie avez-vous choisie?

Nous n’avons aucune règle en la matière. Personnellement je trouve souvent des idées en jouant sur ma basse et je pense qu’il doit en être de même pour Hugo. Il est vrai que j’ai sans doute plus d’inspiration durant la nuit. Dans tous les cas, nous ne travaillons pas sous substances psychotropes, comme tu sembles faire référence.


De nos jours, il est bien difficile de trouver un groupe se contentant par les instruments les plus basiques (Guitare/Basse/Batterie et Chant bien sur) et ne sombrant pas dans le simple "Copier/Coller". Avez-vous trouvé des difficultés concernant l’aliénation entre une originalité indispensable à la survie d’un groupe et un "Esprit Vielle Ecole" ne rompant pas avec les racines du genre?

Disons que notre style reste tout de même bien ancré dans celui pratiqué aux débuts des années quatre vingt dix et que nous restons attachés au strict emploi des guitares, basse et batterie. Après nous n’avons jamais eu la prétention de renouveler le genre, mais juste se faire plaisir et respectant certains dogmes inhérents au doom metal et au metal en général. Nous apportons tout de même la plus grande attention à ne pas plagier les groupes que nous écoutons, mais nous n’avons pas pour le moment de difficulté à écrire nos titres, et j’espère qu’il en sera ainsi par la suite. Dans tous les cas nous ne nous sommes pas posé de questions par rapport à tout ceci, nous créons simplement la musique qui nous plait. Cela étant dit, je pense que les apports d’Hugo à la guitare, et la variété du chant d’Ende apportent tout de même pas mal de chose dans notre propre identité musicale.


On qualifie souvent votre Death/Doom comme "anglo-saxon". Et en présentant votre groupe à pas mal d’amis, quelques uns m’ont dit que c’est bien similaire à Imindain. Que pensez-vous de cette comparaison?

Personnellement cette étiquette ne me dérange pas la moindre du monde dans la mesure où c’est avant tout cette scène qui nous inspire. Je suis un grand fan de Cathedral, de Solstice et des trois de Peaceville que sont Anathema, My Dying Bride et Paradise Lost. C’est avant tout notre intérêt pour ces formations qui nous a réuni. C’est même en parlant de ces groupes là avec Christophe chez Hellion Records, le disquaire metal de Rouen, que nous sommes entrés en contact il y a sept ans. Je pense aussi que parmi les groupes récents nous sommes assez proches d’Imindain, que ce soit musicalement mais également au niveau du chant. En tout cas, ça me fait plaisir de lire ceci, ça nous change des commentaires de personnes, à la culture doom metal sans doute très restreinte, qui voient en nous de simples clones d’Ataraxie.


L’album s’ouvre avec Eli Eli et finit par Lama Sabachthani. Il s’agit de deux titres dont un chant religieux et torturé présente leur pied d’édifice. Est-ce pour marquer le caractère circulaire du Destin, cet Eternel Retour autrement dit? Qu’est ce que ça symbolise au juste? Que veut dire Lama Sabachthani?

Il s’agit d’une mise en abîme histoire d’introduire et de clore notre album.

Evidemment, le côté cyclique du Destin y est symbolisé et d’autant plus dans ce qu’il a de funeste. Il faut savoir que « Eli Eli Lama Sabachthani » furent les dernières paroles prononcées par le Christ sur la croix, peu avant de mourir. Elles signifient : « mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Elles symbolisent tous les doutes d’un homme présenté comme étant le fils de dieu et appelé à mourir pour lui, et qui, aux derniers instants de son existence se pose tout de même cette question. C’est le fait que Jésus prononce ces paroles à cet instant crucial qui intéressa Ende, non seulement parce que cela s’intégrait bien aux thématiques religieuses de ses paroles, mais aussi parce que, d’une certaine manière, elles représentent bien le questionnement du Christ quant au caractère sacré de sa mission, et même quant à l’existence de ce dieu pour lequel il allait se sacrifier.


Fatum Elisum


Pardonnez-moi les gars mais j’aimerais bien m’étaler un peu plus sur la question du chant. Il se révèle versatile et extrêmement touchant. Son coté nattramnien est poussé à son paroxysme. Ai-je tort si je pense à une sorte de schizophrénique "consciente" d’elle-même, ce pauvre humain se croyant maître de son destin or il n’est que son serviteur?

Il y a bien évidemment de cela dans la versatilité du chant. Les différents types de chant utilisé par Ende sur cet album représentent bien les différents sentiments que ressentent chaque homme, entre la rage, la colère, le désespoir, l’introspection et la folie. Ce côté schizophrène est d’ailleurs la trame du titre Dancer of Spirals, je pense notamment aux vers « Two masks of myself ».


La musique et les paroles dévoilent une vision agnostique plutôt qu’athée. Le doute ne cesse de vous torturer et j’arrive même à percevoir dans les changements de tempos une certaine traduction de ce malaise métaphysique. Un homme déchiré entre Le Sacré et Le Profane… qu’en pensez-vous?

Le doute, le questionnement de la foi et sa réfutation sont les lignes directrices des paroles d’Ende. Tu as une lecture de notre musique qui est assez intéressante, même si elle n’est aucunement consciente chez nous, mais elle peut être traduite de la sorte il est vrai. Disons que d’un point de vue plus trivial, les accélérations permettent surtout de mettre en avant les passages les plus lents dans notre musique. Et ces quelques accès de colère se singularisent par leur parcimonie et viennent trancher avec la monotonie et la mélancolie qui émanent des autres passages.


Dancer Of Spirals est mon titre préféré surtout grâce à ce passage où Ende chante la Ballade des Pendus de Villon. Pourquoi ce choix et que reflète-t-il?

C’est également mon titre préféré. Ende a choisi ce poème car il symbolise un moment important de l’existence même de François Villon. L’on y retrouve tout ce côté désespéré d’un homme qui est condamné à mourir et dont l’issue est inexorable, surtout à cause de ses pêchés, notamment le vol et le meurtre. Il s’avère, pour la petite histoire, que Villon fut tout de même gracié. Il n’en demeure pas moins que ces vers possèdent une force et un côté bien macabre qui cadraient idéalement avec l’atmosphère de Dancer of Spirals. J’ajouterai qu’outre le côté évocateur de ce texte, c’est sans doute la manière dont Léo Ferré l’avait mis en musique sur l’album La Violence et l’Ennui qui inspira un petit peu Ende.


Si la majorité destructrice des groupes BM considèrent la religion comme "une ordure à rejeter", comment la voyez-vous?

Personnellement, je suis athée et laïc, et assez intransigeant quant au respect de cette laïcité qui est sans cesse bafouée dans notre pays, notamment par notre président, qui pourtant se doit d’être le garant de cette dernière. Je ne considère pas la religion comme devant être détruite ou quoi que ce soit de ce genre, du moment que l’on ne m’impose pas tel ou tel dogme. Il n’en demeure pas moins que les textes religieux, quels qu’ils soient, peuvent être une influence, sans verser évidemment dans le prosélytisme. Bref, comme les religions, que ce soient dans leurs textes, que dans les œuvres liturgiques, auront sans doute une influence dans notre musique, comme ce sera le cas de nos lectures et évidemment de ce que nous écoutons. Là encore, nous ne nous mettons aucunes barrières à ce sujet, et je sais que récemment Ende a travaillé des lignes de chant religieux musulmans et hébraïques. Christophe, notre guitariste, écoute régulièrement des musiques sacrées.


Ouvrons un peu les voies du dialogue ! Après l’échec de cette libido sciendi, des dogmes pragmatiques ou de ses utopies sans « loi ni foi », on trace aujourd’hui notamment dans les sociétés post-modernes un certain retour à la spiritualité. L’islam est de plus en plus grandissant, le bouddhisme aussi…comment percevez-vous ce phénomène et a-t-il un rapport même implicite avec votre musique (tant que vous ne cessez pas de souligner ce besoin indépassable de spiritualité)?

Je trouve plutôt, en suivant un auteur comme Marcel Gauchet, que nous sommes entrés dans une période de désenchantement du monde, enfin, pour ce qui est des sociétés post modernes et surtout occidentales, la problématique devant être différente en dehors de l’Europe. Si certaines religions prennent de plus en plus d’importance, c’est parce qu’elles doivent permettre à certaines personnes de trouver un réconfort et même des réponses à des questions telles que « qui sommes-nous ? » et « où allons nous ? », et qu’elles sont aussi facilement assimilables par une masse de personnes non ou peu instruites. Enfin, cela n’engage que moi, mais je trouve que ce retour à la spiritualité est sans doute plus le fait d’un certain obscurantisme voire d’une certaine forme de bien pensée chez certains bobos, plutôt que d’une réelle profondeur métaphysique. Ce qui me pose problème c’est que ce retour à la spiritualité aboutit plus à un repli sur soi des communautés, voire même à de la haine pour autrui, qu’à une ouverture sur le monde. Et tout ceci n’est sans doute pas à isoler l’individualisme. Dans tous les cas, ces phénomènes n’ont pas de rapports implicites avec notre musique, ou en tout cas notre manière de composer. Si le fait religieux et la métaphysique sont, entre autres, des domaines qui intéressent Ende et dont nous trouvons évidemment le reflet dans ses paroles, elles n’ont pas de conséquences directes sur notre manière d’écrire et de jouer de la musique.


Vous avez enregistré la démo dans une église. Nos lecteurs sont sûrement curieux d’en savoir plus de détails.

Nous n’avons enregistré uniquement le chant dans une église. Il n’y a rien d’extraordinaire à expliquer, outre les petits tâtonnements pour placer les micros pour la prise de son, tout s’est bien passé. J’ai seulement dut contacter l’abbé de la paroisse où réside mes parents qui a accepté de nous laisser l’église à notre disposition. Certes, il fut intrigué par cette demande, et s’interrogeait sur la faisabilité de la chose, mais au final, tout s’était bien déroulé et nous sommes pleinement satisfaits du résultat.


Fatum Elisum


Ende espère répéter cette expérience avec le prochain album, mais cette fois-ci dans une mosquée. Avez-vous commencé la recherche? Personnellement, j’aime bien, mais si je ne me trompe pas, ce genre d’activités est considéré comme blasphématoire pour un certain nombre d’imams et de musulmans en général… 

Je vois à quoi tu fais référence, mais en fait c’était plus dans l’ordre du souhait d’enregistrer dans une mosquée ou bien encore dans une synagogue. Le fait est, et pour des raisons historiques évidentes, que nous aurons sans doute plus de facilité à enregistrer dans une église que dans un autre édifice religieux. Il faut avant toute chose que le lieu permette d’obtenir les sonorités désirées, et non pas enregistrer dans un édifice religieux juste par principe de blasphémer. Cela étant dit, le fait d’entendre Ende hurler « there is no god » dans l’église durant l’enregistrement de notre album était assez plaisant.


La page Metal-Archives du groupe marque la participation d’Hugo au sein d’un groupe totalement inconnu nommé Last Offender. Peux-tu nous en faire une petite présentation, s’il te plait?

Malheureusement, la personne ayant mis cette information sur metal archives ne s’est pas renseignée, car Last Offender n’existe plus actuellement. Il s’agissait en fait d’un groupe de heavy thrash metal dans lequel était impliqué Hugo avant la fondation de Fatum Elisum. Ils ont fait quelques concerts sur Rouen, mais malheureusement, le groupe est entré en stand by il y a plus de deux ans et risque d’y demeurer un petit moment. Cela étant dit, Hugo continue à se faire plaisir avec Roland et Damien, respectivement batteur et chanteur de Last Offender, dans un groupe de reprises de Kiss, Kisstroyer.


Vos compatriotes d’Ataraxie vont bientôt débarquer sur les terres carthaginoises. J’espère vous voir un jour prendre le même avion. En attendant, Sombre Arcane et tous les maghrébins vous souhaitent une bonne continuation et vous laissent le soin de conclure ou/et d'y ajouter tout élément qui échapperait involontairement au Destin Ruiné...

Nous vous remercions également de l’intérêt porté à notre musique et surtout de nous permettre de nous exprimer sur votre webzine. Notre album est bien évidemment disponible auprès de nous, de même que des t-shirts, et prochainement des badges. Bref, pour de plus amples information, n’hésitez pas à venir consulter notre page myspace. Nous espérons également qu’un jour nous pourrons franchir le Mare Nostrum et jouer notamment en Tunisie. Dans tous les cas, j’espère que vous accueillerez nos amis d’Ataraxie comme il se doit. Bonne continuation.

Doom or Be Doomed !




MySpace : www.myspace.com/fatumelisum



 

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