| Lethargy of Death - Necrology |
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| Écrit par Goebbels | |||
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Endless Winter se révèle de plus en plus actif. Quoique son débarquement soit récent, il n’a pas cessé de permettre à certains one-man band de se faire connaître et culbuter les limites de l’agression sonore doomesque. Ses lignes de force sont actuellement renforcées. Rien n’est plus expressif à cet égard que Lethargy of Death, one-man band chilien poussant son cri primal avec Necrology. Désirant officier dans un registre à la fois sombre et romantique dans la veine de Shape of Despair ou The Howling Void, Emiaj se lance dans une aventure de 57 minutes menées par un Funeral Doom atmosphérique. "Damnation" s’avère in medias res. L’atmosphère est rapidement campée. Même s’elle n’est pas douée d’une originalité particulière, elle parvient à gagner son auditeur grâce à un clavier omniprésent et fort varié. Les nappes liturgiques passent comme un fil conducteur et tissent les liens de l’ensemble. Chaque minute nous prouve que Emiaj répond aux codes du genre sans pour autant les caricaturer naïvement. Une oreille attentive sur "Death" ne peut passer sans rappeler Angels Of Destress avec quelques variations près, plus particulièrement au niveau des guitares. Celles-ci demeurent toujours en arrière plan par rapport aux nappes synthétiques. Se dévoilant souvent comme mélodieuses, elles confèrent un plaisir certain et cristallise des émotions en perpétuel changement. De surcroît, une véhémence se fait légèrement ressentir sans pour autant trahir la pesante structure des compositions. "Remains of remembrance" est associable avec Essentiel Process tant qu’ils partagent cette même tendance à ralentir la cadence du travail. Honnêtement, je n’ai qu’à leurs qualifier de "stériles". Aucune particularité ne se fait remarquer à part peut-être la préparation à l’avènement d’Adrift, le titre le mieux représentatif du potentiel d’Emiaj. Une tonalité émergeant de l’abîme. Un son directement issu de l’imaginaire de son créateur. Les guitares et les claviers se conjuguent à merveille. L’ennui ne fera désormais plus de notre vocabulaire. Quant à la voix, même s’elle manque encore d’élaboration, elle s’allie heureusement avec l’atmosphère. On n’a pas affaire à un growl à la Johan Ericson mais plutôt à des murmures caverneuses, intimidées certes mais suffisamment démoniaques. Une sensation de fraîcheur tintée d’une douce mélancolie gagne d’ampleur au fil de ces dix minutes et ne sert qu’à renouer avec "Treason", le titre le plus oblong au niveau du tempo, le plus simple au niveau de la composition mais également le plus émouvant pour les amateurs d’un Funeral Doom touchant les frontières du symphonique. Le tout greffe sur une production soignée remplissant parfaitement son pari d’extériorisation de tout ce qui régit l’esprit du composition. En une heure, Necrology propose sa vision du Doom. Une vision courageuse, certes mais qui nécessite encore une meilleure répartition architecturale. Car, son systématisme actuel peut se comprendre par l’expérience de notre ami chilien mais cela n’empêche point que les erreurs existent pour être réitérées et la musique persiste pour être mieux sublimée. A suivre…
MySpace : http://www.myspace.com/lethargyofdeath
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